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12) La Maison Mieg
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Henriette Reber
Place Lambert
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Au débouché de la rue Henriette, on arrive sur la place de l’Hôtel de ville, cœur historique de Mulhouse, symbole de l’autorité religieuse, politique et économique de la cité. La Maison Mieg, ainsi nommée parce que la famille l’a possédée de 1679 à 1840, est construite sur un emplacement probablement bâti depuis le XIIIème siècle. La maison est mentionnée à cet emplacement depuis 1418. Il s’agissait à l’origine d’une ancienne cour noble transformée en hostellerie et qui portait le nom de zur Sonne, exploitée en son temps par Martin Brüstlein, hôtelier, mais également capitaine des troupes mulhousiennes alliées aux Confédérés et héros de la bataille de Pavie en 1512.

Son plus célèbre occupant demeure Matheus (Mathieu) Mieg, (1756 – 1840), dit "le chroniqueur". Echevin de la ville-République en 1780, il devient chef de la tribu (Zunftmeister) des agriculteurs en 1796. A ce titre, il siège au Petit Conseil de la ville. Il s’oppose jusqu’au bout à la réunion de Mülhausen à la France. Il doit se résigner à la fin de l’indépendance de la ville-République.

Nostalgique de l’alliance helvétique, il conserve le seul étendard de corporation subsistant, celui des agriculteurs (conservé au Musée historique), les autres ayant été symboliquement détruits lors de la fête de la Réunion du 15 mars 1798. Il fait également réaliser des fresques de sa composition sur la façade de sa maison, rappelant les heures glorieuses de la Confédération helvétique, dont la bataille de Sempach contre l’Archiduc d’Autriche en 1386 et son héros, Arnold von Winkelried. Matheus Mieg est également célèbre pour avoir rédigé une chronique de Mulhouse en 1815, qui lui a valu son surnom.

Lors de sa visite à Mulhouse en septembre 1828, Charles X lui décerne la Légion d’honneur, que Matheus Mieg accepte, scellant ainsi symboliquement son adhésion à la Réunion, trente ans après celle-ci. 
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