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21) Henri Zislin
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Ancien enclos des Chevaliers teutoniques
Théâtre municipal
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Henri Zislin (1875 - 1958) est le fils d’un dessinateur industriel dans l’atelier duquel il débute sa carrière, après avoir étudié à l’école de dessin de la SIM.

Très sensible au poids du pangermanisme, il emploie très rapidement son talent à tourner les Allemands en dérision. Il fonde dès 1903 une revue satirique, le Klapperstein (pierre des bavards), puis en 1905 Dur s'Elsass als Bundestaat (à travers l’Alsace, Etat fédéré).
En effet, à cette époque l’Alsace-Moselle est encore un Reichsland, sorte de copropriété des autres Etats fédérés. Un fort courant autonomiste débouche d’ailleurs sur l’adoption d’une constitution régionale libérale en 1911.

Henri Zislin à Mulhouse et Jean-Jacques Waltz à Colmar (plus connu sous son nom de plume « Hansi ») lancent des piques de plus en plus acerbes contre les pangermanistes, s’attirant les foudres des autorités allemandes.

Zislin connaît à plusieurs reprises la prison à partir de 1905 pour ses propos et caricatures jugées subversives et diffamatoires. Son succès, tout comme celui de Waltz, est renforcé par ces déboires judiciaires.

Les deux compères sont invités à Paris où ils sont fêtés comme des héros du sentiment patriotique français, dont ils entretiennent la flamme après plus de quarante années d’annexion. Waltz et Zislin n’hésitent pas en 1914 à s’engager dans l’armée française, dans laquelle ils servent durant toute la guerre comme interprètes.

Zislin reprend son travail de caricaturiste après la guerre, fondant de nombreuses publications. Après l’invasion de 1940, il est arrêté et enfermé deux mois à la Santé, avant d’être expulsé.

Plus polémique que Jean-Jacques Waltz, son dessin est plus vif, son humour plus caustique. Il sera toujours aux avant-postes dans la polémique anti-pangermaniste. Alors que les dessins plus folkloriques de « l’oncle Hansi » valent à ce dernier une notoriété jamais démentie, le Mulhousien Zislin est presque tombé dans l’oubli.
Victoires
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