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8) Auguste Scheurer-Kestner
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Au n°16 du Boulevard Roosevelt, se trouve la maison natale du sénateur Auguste Scheurer-Kestner (1833 - 1899).

Le nom de Scheurer-Kestner est associé à la chimie thannoise et à l’Affaire Dreyfus.

Mulhousien, il devient thannois en épousant Céline Kestner, la fille du fondateur en 1802 des usines chimiques maintenant bicentenaires. Après des études à Mulhouse, Paris et Strasbourg, il devient chimiste dans l’entreprise de toiles imprimées de son père, la Société Scheurer-Rott. Après son mariage en 1856, il prend la direction de l’entrepris de son beau-père. Excellent chimiste, il participe à des congrès internationaux, publie de nombreux comptes-rendus dans le bulletin de la Société Industrielle de Mulhouse, dont il est membre depuis 1854 et dont il assume le secrétariat pour le comité de chimie de 1869 à 1872.

Profondément francophile, il met ses talents au service du gouvernement de la Défense nationale : il fabrique une bonbonne de nitroglycérine qu’il ne peut utiliser pour faire sauter le viaduc de Lutzelbourg et il est nommé par Gambetta directeur de l’Etablissement pyrotechnique de Sète.

En 1884, il fusionne son entreprise thannoise avec plusieurs autres pour créer « la Fabrique de produits chimiques de Thann et Mulhouse » qui prend, sous son impulsion, une dimension internationale. Au sein de son entreprise, il développe des relations particulièrement novatrices avec les ouvriers (intéressement aux bénéfices).

Ardent républicain, il paye sa lutte contre l’Empire d’un emprisonnement. Il est l’un des signataires de la Protestation de Bordeaux et il démissionne de son mandat après la signature du traité de Francfort. Il opte pour la France en 1872 et son nom signifiant la plus grande intransigeance patriotique lui vaut d’être élu en 1875 sénateur inamovible. Début 1895, il est nommé vice-président du Sénat et acquiert cette année-là la conviction de l’innocence de son compatriote mulhousien, Alfred Dreyfus. Il fait de l’Affaire Dreyfus le dernier combat de sa vie politique et il meurt le jour même où le président Emile Loubet signe la grâce de Dreyfus.  
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