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Rue Henriette





HISTORIQUE
1300 : Schulgasse
1798 : Rue Henriette
1843 : Rue Henriette
1882 : Schulstrasse
1919 : Rue Henriette
1940 : Schulstrasse
1941 : Schulgasse
1944 : Rue Henriette
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La rue Henriette est l'une des plus anciennes de la ville ; voie de passage entre le centre et la ville haute, elle comprenait jusqu’en 1867 un tronçon de l'actuelle rue du Raisin (jusqu'à la rue des Boulangers).
Depuis le Moyen âge (première mention connue en 1300), elle s'appelait Schulgasse (rue des Ecoles) en raison de la présence d'une école de garçons près du poêle des vignerons et d’une école de filles au début de la rue.

C’est le 15 mars l798, jour de la réunion de Mulhouse à la France, qu’elle fut dénommée Rue Henriette.
Au n°20 de la rue est venu au monde ce jour-la le premier enfant né Français de Mulhouse, en l'occurrence Henriette Reber. On raconte d'ailleurs que les coups de canons tirés du terrain du glacis situé devant les remparts (aujourd’hui Square Steinbach), auraient quelque peu précipité la venue au monde d’Henriette, fille du greffier Jean-Henri Reber et sœur du futur compositeur de musique Henri Reber. Cette première naissance française a été dignement fêtée, puisque les parrains en furent Jean Ulric Metzger, commissaire du gouvernement français, et Pierre Thierry premier président de la Municipalité.
Le 15 mars 1817, Henriette épouse Edouard Koechlin dont elle eut 7 enfants. Après la mort de son mari en 1841, elle devient associée des établissements Nicolas Koechlin Frères. Elle décède à Mulhouse en le 28 novembre 1854. Sa tombe se trouve au cimetière protestant de la ville dans la concession de la famille Koechlin.

A titre de souvenir. et pour saluer le premier enfant français né le jour même du rattachement, Henriette avait reçu en cadeau le premier drapeau tricolore mulhousien. Une de ses descendantes, Madame Gabrielle Julien-Koechlin, dépositaire de ce drapeau, avait demandé à Clémenceau de le remettre au Musée historique de Mulhouse, ce qui fut fait solennellement le 10 décembre 1918, lors de la venue à Mulhouse du Président Poincaré (voir rue de Sampigny).
Il ne s’agit cependant pas de Gabrielle Koechlin, son homonyme. dont le nom a été attribué à une allée de la Cité de la Wanne (voir allée Gabrielle Koechlin). Madame Gabrielle Julien-Koechlin (1860-1935), très engagée dans les œuvres sociales, était une féministe avant l'heure. Par sa mère. elle était une descendante d'un pasteur Cuvier, oncle du savant
naturaliste Georges Cuvier.

La rue Henriette était déjà jadis une artère commerçante, avec des enseignes comme la maison à l'Etoile d'or (pharmacie au n°1), l'hostellerie du Paon (au n°3), la maison au Chien noir (n°21), l'établissement de bains le plus ancien de la ville (au n°30).
Mais il existait également une poudrière municipale, un presbytère et peut-être même une maison de tolérance (il s'agissait vraisemblablement des bains, réputés au Moyen-Age pour héberger des dames de petite vertu).
Jusqu’en 1866. l'étroit passage des Vignerons reliait la rue Henriette à la rue des Boulangers, juste à côté du poêle des Vignerons. Aujourd’hui, c’est précisément le poêle de la corporation des Vignerons au n°32, qui attire l'attention avec sa façade du XVIè siècle et sa porte surmontée de l'emblème des trois serpes, symbole du travail de la vigne.

Mulhouse était sous l’Ancien régime une ville viticole, avec son coteau du Rebberg. Les dernières vendanges mulhousiennes, qui donnèrent lieu à d‘importantes réjouissances, ont été officiellement réalisées sous le Second Empire. Le développement manufacturier de la ville, puis son développement urbain, ont fait passer cette activité au second plan avant de voir disparaître les vignes au profil des maisons d'industricls sous la période allemande.
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Henriette Reber - 1798-1854 - femme de Edouard Koechlinhenriette14520019862_4df9b8beda_b