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Les patrimoines mulhousiens


CABINET DE CURIOSITES
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L'HERBIER DE JOSUE RISLER

Josué Risler (1700-1778, pharmacien et bourgmestre de Mulhouse de 1760 à 1778) est un passionné de botanique. Il conçoit et fait prospérer à Mulhouse un jardin botanique réputé, publie une étude sur les cactus ainsi qu’un catalogue des plantes du jardin du margrave de Bade.
Cet ouvrage datant de 1590, richement illustré, présente un panorama des plantes cultivées en Allemagne au XVIe siècle dans un but médicinal. Chaque dessin est légendé de son nom allemand et latin. L’histoire du document et les annotations qu’il comporte le rendent unique. En effet, sur la page de titre, on peut observer quatre dédicaces différentes accompagnées de trois datations, correspondant aux différents possesseurs de cet ouvrage : 1627, 1639 et enfin 1740, date à laquelle l’ouvrage a appartenu à Josué Risler
Source : UHA Pôle documentaire de la Fonderie.
HERBIER RISLER 1780
LA VILLA DE GLEHN

Alfred de Glehn (1848-1936) est né à Sydenham, en Angleterre, d’origine modeste. Il est arrivé à Mulhouse et est rentré à la SACM en 1872. Il est ingénieur puis administrateur-directeur à la Société Alsacienne de Construction Mécanique (SACM) de 1886 à 1904. Il est notamment connu pour avoir développé industriellement un nouveau modèle de locomotive, dite locomotive à système compound. Il se consacre ensuite à des œuvres sociales et à la formation, à travers ses nombreuses activités au sein de la Société Industrielle de Mulhouse.
Sa maison, située 59, rue de Verdun, fait partie des grandes demeures bourgeoises de Mulhouse. Sa construction est attribuée aux architectes Louis Seltzer et Charles Schulé ; leurs noms apparaissent essentiellement sur les plans postérieurs à la construction, établis lors de travaux d’agrandissement en 1911. On retrouve également sur ces plans le nom du constructeur Gustave Roos, entrepreneur du bâtiment mulhousien. Source : UHA Pôle documentaire de la Fonderie.
Ex-libris :
Josua Risleri pharmacopoei mülhusini
Villa De Glehn Mulhouse
LES REVERBERES A GAZ MULHOUSIENS

Témoignages de Mulhousiens

J'habitais Dornach tout près de la gare quand j'étais gamin, dans une tout petite rue sans issue. Il y avait encore un bec de gaz qui fonctionnait parfaitement.
Depuis la mansarde de ma chambre, ce dernier éclairait d'une pâle lueur le plafond. Les soirs d'été la fenêtre de ma chambre était grande ouverte car il y faisait très chaud et j'entendais parfaitement le chuintement continu du bec de gaz dans la nuit silencieuse,
Ce "chhhhhh" avait quelque chose de rassurant, un peu comme une berceuse... 
Le bec de gaz de ma jeunesse...

En 1945, la rue des Orphelins était éclairée la nuit par des réverbères disposés sur le trottoir, sur un seul côté de la rue. C'est ainsi que le soir venu, et surtout en hiver, à la tombée de la nuit, on voyait surgir l'allumeur de réverbères, car ces antiques becs de gaz s'allumaient encore manuellement à l'époque.
L'allumeur arrivait en bicyclette avec sa petite échelle et son lumignon avec il lequel il allumait le brûleur après avoir ouvert la vanne du gaz.
Il faut dire que le rayon d'éclairement de ce lampadaire n'avait guère de portée, mais sa lumière était rassurante et nous privait d'une obscurité totale.

Une nette prédominance de l'éclairage au gaz caractérisait en 1956 le réseau public de la ville de Mulhouse. Ne fonctionnaient alors que 1692 lampadaires électriques, éclairant 55 kilomètres de rues, et 2223 "becs de gaz" répartis sur l'ensemble de la commune.

En 1980Mulhouse comptait 5 800 dispositifs électriques éclairant 190 kilomètres de rues. Ne subsistaient plus que 500 becs de gaz à allumage automatique.
Aujourd'hui, l'ensemble du réseau d'éclairage est électrifié (lampadaires modernes ou becs de gaz électriques) fixés sur le trottoir ou accrochés aux façades.
© Claude Parizot
Sans titre Réverbère mulhousien IMG_8155
Réverbère à gaz
dans une ruelle de Dornach

Réverbère "électrifié"
rue des Franciscains
LES GRILLES DE LA RUE DE SAMPIGNY
...et de la rue de Verdun

Les jardins de nombreuses maisons ouvrières de cette rue perpendiculaire à la rue de Pfastatt, sont délimités par des grilles en feuillards d'acier.
Ces feuillards très résistants cerclaient et retenaient les balles de coton pendant leur transport en bateau vers la France au XIXe siècle.
A leur déballage dans les filatures mulhousiennes, les ouvriers récupéraient les feuillards, qu'ils tressaient pour en faire des grilles à un coût avantageux. 
Rue Sampigny 1 rue de Sampigny Grilles Rue de Verdun Mulhouse
Deux rues, deux styles de grilles
rue de Sampigny à gauche,
rue de Verdun ci-dessus
© Hugues Ruhlmann et CCPM
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LES CHALETS DE TEMPERANCE
Le dernier survivant, place de la Paix

Il existait à Mulhouse une dizaine de ces chalets qui avaient notamment pour but de réduire l’alcoolisme, car on y vendait de l’eau minérale.
A l'heure actuelle, il ne reste plus que celui de la Place de la Paix, reconverti depuis les années 1930 en étal des quatre saisons, tenu par Madame Manarelli. Depuis peu, il abrite un Brothisla - maisonnette à pain.

Les Mulhousiens appelaient ces maisonnettes des Seltzer Hettla - baraques à Eau de Seltz (gazeuse). Certains consommateurs leur préféraient le bistrot (Wirtshüss) qui proposait des boissons alcoolisées.
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Place de la Paix :
le même chalet, dans les années 30 et aujourd'hui
A l'arrière plan sur la carte postale les anciennes Halles du marché.
© Archives municipales et CCPM
LA MOSAIQUE DISPARUE

A l'angle entre la rue Schlumberger et la rue Engel Dollfus, l'actuel magasin Carrefour City a succédé au début des années 2010 à l'ancienne brasserie "Au Saumon".
Lors des travaux de rénovation, le mur situé derrière le comptoir a été masqué. Il était couvert d'une fresque en mosaïque signée P. Volpatti évoquant la légende de Mulhouse, la Maison Mieg et l'Hôtel de Ville. © Photos CCPM 2009
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IMG_8320 MOSAIQUE Mulhouse 05 Capture d’écran 2022-01-07 à 21.30.01
TEMPLE SAINT JEAN :
EPITAPHE DES FONDATEURS DE LA PAROISSE (1665)

En 1657, des officiers huguenots français en garnison à Brisach demandèrent au Conseil de la République de Mulhouse de leur octroyer un lieu propre "pour y faire notre dévotion et participer aux grâces de notre commun maître".
Ainsi fut créée, quatre ans plus tard, une Église réformée de langue française, Louis XIV ayant interdit l'exercice du culte réformé dans la garnison de Brisach, le pasteur de cette garnison avait dû quitter son poste sur le champ.
En outre, les luthériens de Horbourg et de Riquewihr se montraient aussi intransigeants que les catholiques à l'égard des réformés.
Grâce à l'influence de la princesse de Wurtemberg, Anne de Châtillon, arrière-petite-fille de l'amiral Coligny, le Conseil de Mulhouse acquiesça à cette demande mais, faute d'argent, ce n'est qu'en 1661 que le projet se concrétisa, grâce à l'appui financier du couple Constantin (l'un des signataires de la requête) et Charlotte de Rocbine venue s'installer à Mulhouse.
Le premier culte en langue française (événement remarquable dans une ville où l'on parlait majoritairement l'allemand) fut célébré au milieu d'une nombreuse assistance, le 27 octobre 1661, sous la présidence d'un pasteur suisse romand. Les circonstances économiques et politiques eurent une influence considérable sur l'évolution ultérieure de cette paroisse de langue exclusivement française.
À l'origine et jusqu'en 1803, les paroissiens se réunissaient dans le chœur de l'ancienne église des Franciscains (actuelle église Sainte-Marie).
Mais cette église devant être rendue au culte catholique, la paroisse française partagea pendant 32 ans l'église Saint-Étienne avec la paroisse de langue allemande.
Un temple fut enfin construit en 1836 (rue de la Synagogue), financé par la ville grâce à la vente des matériaux de démolition de l'ancienne église des Augustins. Pourtant s'ensuivirent pendant une trentaine d'années, puis encore au XXe siècle, des déménagements et hébergements réciproques du temple à l'église et inversement, causés par les travaux de construction, d'agrandissement ou de transformation de l'un et l'autre lieu.
Les trois cloches, la Foi, l'Espérance et la Charité, sonnèrent pour la première fois pour le culte français en 1924 et, en 1934, le nom d'église française devint celui de temple Saint-Jean. Une dernière interruption des services eut lieu en 1972 pour les travaux nécessités par la mise en place définitive de l'orgue que la paroisse Saint-Étienne avait cédé à la paroisse française lors de la démolition de son église.
De cet orgue construit par Jean-André Silbermann en 1766, il ne restait plus rien au fil des transformations, sinon le buffet, un seul tuyau et le dossier complet déposé aux archives.
La reconstruction fidèle de l'instrument selon les caractéristiques du dossier originel fut décidée et confiée au maître d'orgue Alfred Kern, de Strasbourg, qui réalisa un joyau pour la vie musicale à Mulhouse. De nombreux organistes donnent régulièrement des récitals sur cet orgue de trente et un jeux sur trois claviers. 
En souvenir de la fondation de cette paroisse huguenote, l'épitaphe des fondateurs, sculptée en bois et datée de 1666, est fixée au mur face à la chaire. 

Cy gisent Constantin de Rocbine Seig. de S. Germain
né à Provins capt au service des rois de France Henri IV et Louis XIII
avec sa femme Charlotte des Francs
lesquels ayant choisi cette ville pour leur dernière habitation
ont fait prêcher ici les premiers la parole de Dieu en langue française l'an 1661 et légué une bonne partie de leurs biens à ce que le magistrat avait ordonné pour la continuation
ils rendirent leurs âmes à Dieu le mari à l'âge de 90 ans l'an 1665
et la femme l'an 1666.

A quoi servent sur terre l'honneur, la gloire et l'âge, 
Ces choses qui ne connaissent ni durée, ni repos ? 
Veux-tu savoir ici, toi qui me contemples dans ma tombe,
méprise les royaumes de la terre, regarde les royaumes du ciel. 

Quid juvat in terris et honor et spendor et aetas,
bona ubi nulla sedes firma, nec ulla quies ? 
Vis sapere hic, qui me jam contemplare sepultum,
despice regna soli, suspice regna poli.

© Source : Wikipedia © Photos : Archives, CCPM
Temple Saint Jean
LE CLOCHETON DE L'HOTEL DE VILLE

Depuis peu, les passants peuvent à nouveau entendre les heures s'égrener au clocheton surplombant les marches de l'Hôtel de Ville.
Ernest Meininger (1852-1925) cite une horloge dans son premier ouvrage dédié à l’Hôtel de Ville de Mulhouse.
Le clocheton figure sur l’un des dessins de Louis Schoenhaupt (1822-1895) qui illustrent l’ouvrage.

"Nous avons cependant à signaler, pour cette période, l'entrée d’une nouvelle cloche, qui n'est pas une cloche d'église et qui trouva son emplacement à l’Hôtel de Ville, au-dessus du grand escalier extérieur, où elle est d'ailleurs encore visible dans son petit campanile en fer forgé. Cette cloche, de très petites dimensions, sort des ateliers du fondeur de cloches Hans Ulrich Rodt de Bâle. Son inscription qui grâce à une acrobatie périlleuse, a pu être déchiffrée est conçue dans ces termes: Hanns Urich (sic) Rodt, Anno 1601. Entre les différents mots qui forment l'inscription se trouvent, soit des étoiles, soit des petits écus aux armoiries de Bâle.
Cette cloche, qui servait probablement à annoncer l'ouverture des séances du tribunal et du conseil, a dû certainement remplacer en 1601, une cloche bien plus ancienne dont rien ne nous est resté."

Marcel Moeder (1881-1965), historien les "les Cloches du Vieux-Mulhouse et leur sort après 1798" in Bulletin du Musée Historique de 1927, p.114
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PATRIMOINES MULHOUSIENS
Hasenrain portail face Sans titre GRILLE AKC HASENRAIN
LA GRILLE DU PORTAIL DU HASENRAIN

Sur un projet de Charles Dusillon, cette grille porte les initiales de l'ancienne usine AKC (André Koechlin et Cie).
Réalisée par J.J. Ducel, maître de forges à Paris en 1854, le sommet de la grille se trouve au pied d'un arbre à côté de l'entrée principale du Hasenrain, avenue d'Altkirch. © archives de Rutté