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Les patrimoines mulhousiens



PATRIMOINE BÂTI - EDIFICES MAJEURS - HÔTEL DE VILLE
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HISTOIRE - EN BREF

L'Hôtel de Ville initial (Rothüss en alsacien) date de 1432.
Il est détruit par un incendie en 1551, puis reconstruit en 1553 sous la direction du tailleur de pierre bâlois Michael Lynthumer.
La cérémonie de la Réunion de la République de Mulhouse à la France le 15 Mars 1798 est présidée depuis le perron de l’escalier couvert à double volée.


ARCHITECTURE

Les pignons à volutes et l'escalier d'honneur couvert légèrement décentré à double volée orné d'un clocheton sont de style Renaissance rhénane.
Par la suite, Christophe Bock a peint le bâtiment en rouge et or, voulant symboliser la puissance de la première bourgeoisie mulhousienne à la tête d'une ville libre alliée aux cantons suisses.
De passage à Mulhouse en 1580, Michel de Montaigne qualifie l’édifice de « Palais magnifique et tout d'or » dans son « Voyage à travers l'Europe ».

Au rez-de-chaussée, la salle de la Décapole rappelle que Mulhouse s'est alliée en 1354 avec une dizaine d'autres villes alsaciennes pour former la DECAPOLE ; elle acquiert de nombreuses libertés, dont celle de s'administrer elle-même sous la forme d'un Conseil élu par les bourgeois de la ville, qui noue en 1515 des alliances avec treize cantons helvétiques.

Au premier étage de l'édifice se trouvent la Salle du Grand Conseil et le MUSEE HISTORIQUE qui retrace l'histoire de l'ancienne République de Mulhouse.
Un second étage est ajouté au bâtiment en 1779, orné de nouveaux motifs décoratifs réalisés par Théodore-André Genderich.

A ce niveau se trouve une salle aux plafonds peints de décors de rinceaux, qui abrite les collections permanentes du musée.
Le dernier étage sous les combles abritait autrefois le Grenier d'Abondance (stockage de vivres pour les périodes de disette). C'est aujourd'hui une salle pour les expositions temporaires.

Une galerie est construite à l'arrière du bâtiment en 1637.

En 1698, l'artiste mulhousien Jean Gabriel peint les motifs en trompe-l'oeil s'inspirant de gravures allégoriques de Henric Golrzius. Elles évoquent la Renaissance rhénane et représentent les vertus prônées par la religion réformée pour gouverner : Justice, Courage, la Tempérance, Foi et Charité.
Les peintures sont restaurées successivement en 1846 par les peintres parisiens Lachaise et Holfeld. puis en 1903 par Ferdinand Wagner de Munich. Celui-ci modifie les coloris, entre rouge et orangé.
La restauration de 1988 fut soucieuse de retrouver les teintes d'origine.


LE KLAPPERSTEIN ou PIERRE DES BAVARDS

Une reproduction du Klapperstein est accrochée sur la façade droite du bâtiment.
Cette pierre attachée à une chaîne représente une tête humaine aux yeux écarquillés et tirant la langue. L'original de la « pierre des bavards » (traduction de l'allemand Klapperstein), pèse 12 kg et se trouve au Musée historique.
Sa fonction était de punir les personnes médisantes, condamnées au supplice de la pierre. Celles-ci devaient traverser la ville, la lourde pierre pendue à leur cou en chevauchant un âne.
Ce supplice pratiqué jusqu'à la Réunion de Mulhouse à la France en 1698 remplaçait symboliquement la peine de lapidation médiévale, abolie à Mulhouse. L'épitaphe en allemand dit : "On m'appelle la pierre des bavards, bien connue des mauvaises langues
Quiconque est porté à la dispute et les querelles doit me porter par la ville." 


Place REUNION 05 KLAPPERSTEIN