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Les patrimoines mulhousiens



MONUMENTS ET STATUES
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LES REMPARTS

Un premier mur d'enceinte est érigé entre 1222 et 1224.
En 1260 l'évêque de Strasbourg qui dispute la possession de Mulhouse à l'empereur, construit un château fort au sud de la ville pour la surveiller ; il est détruit en 1262 par Rodolphe de Habsbourg.
Le mur de la ville est surélevé en 1354 jusqu’à 6 m et 2 m d’épaisseur ; un chemin de ronde (Zwingel) aménagé en 1397.
Malgré des travaux réalisés au XVe siècle, la défense de Mulhouse demeure insuffisante. Lors de la Guerre de 30 ans, un projet de bastionnement est envisagé, mais pas réalisé.
Après le rattachement de Mulhouse à la France en 1798, le mur devient la propriété des riverains qui doivent continuer à l’entretenir.
Les quatre portes de la ville, porte de Bâle, porte Jeune, porte Haute et porte du Miroir furent détruites entre 1809 et 1811. Deux tours subsistent cependant : la tour Nessel et la tour du Diable, qui appartenaient au château fort du XIIIe siècle. Elles ont été surélevées et restaurées en 1906.


Vestige rare à Mulhouse, la TOUR DU BOLLWERK, érigée au XIVe siècle, faisait partie des remparts du vieux Mulhouse. On lui attribua successivement plusieurs noms :
Neuensteinerturm vers 1390, d’après le patronyme d’une ancienne famille.
Tour Hugues Walch en 1400
Tour de l’Âne vers 1700 : la maison du meunier de la porte de Bâle portait l’enseigne « Maison de l’âne »
Vers 1850, elle s’appela la Tour du Cochon, après la construction des abattoirs à proximité.
Elle s’appelle en définitive « Tour du Bollwerk » à partir de 1900, pendant la période allemande.
Le terme Bollwerk (bastion) a donné le mot français « boulevard ». Cette assimilation pourrait provenir du fait qu’au Moyen Âge, le boulevard était un espace permettant les tirs de canons, ce qui semble être vérifié sur une gravure de 1642.
La physionomie de la tour a beaucoup évolué. Initialement à créneaux, son toit devient plat au XVIIe siècle. A la période allemande, le mur est arrondi.
 
En 1832, la tour se trouve isolée lors de la démolition des fortifications. Le toit en flèche date de 1892 et les deux passages dans le mur d'enceinte de 1893.
La fresque réalisée par Ferdinand Wagner date de la même année, représentant un aigle impérial, évoquant l’indépendance de la ville.
Elle représente le bourgmestre Ulrich Guterolf de Dornach alertant la ville de l’attaque imminente de Mulhouse par le chevalier Martin Malterer en 1385. La fresque a été et restaurée dans les années 1970 par le peintre mulhousien Bernard Latuner.

Le nom Bollwerk a été communément accolé au nom de Mulhouse, Cité du Bollwerk, dont elle constitue un symbole architectural significatif.
Souvent représentée, la tour caractéristique a été souvent représentée sur des gravures et des cartes postales.
Le Bollwerk a été classé monument historique en 1898.
LE KLAPPERSTEI : faire taire les mauvaises langues

Le Klapperstei était une pierre utilisée comme supplice destiné à punir les actes de diffamation commis sur les territoires de l'ancienne République de Mulhouse.
Les personnes reconnues coupables devaient traverser la ville, la lourde pierre pendue à leur cou en chevauchant un âne, ce qui prouvait aux yeux de tous que les propos tenus avaient été jugés comme mensongers par les tribunaux.
Cette peine remplaçait de manière symbolique la lapidation, pratiquée au Moyen-Âge en Europe, et aboli à Mulhouse lors de la réunion à la France en 1798.
Le Klapperstei est suspendu sur le mur pignon latéral de l'Hôtel de Ville, sous la devise :
On m'appelle le Klapperstein.
Bien connu des mauvaises langues.
Quiconque a envie de médire et haïr
Doit me porter par les rues de la ville.
Vestiges des remparts
(jardin des senteurs)

Le Bollwerk
ancienne carte postale
La fresque actuelle
© CCPM
BOLLWERK ancien BOLLWERK fresque Mulhouse-plan_merian
Plan Merian de 1642
Mulhouse et ses remparts
© Archives municipales
REMPARTS Mulhouse KLAPPERSTEI
PATRIMOINES MULHOUSIENS
BOLLWERK ancienne gravure
LA TOUR DU BELVEDERE : dominer la ville

Due à la générosité de Jacques Ellès et à la volonté politique du maire Carl Hack, qui s'est inspiré de la tour du Blauen en Forêt Noire, le Belvédère (Ausssichtsturm), offre en panorama à 360° sur la région mulhousienne.
La tour métallique, construite en 1898, d'une hauteur de 20m, se dresse à 33m, l'un des points culminants de Mulhouse.

Le père de Jacques Ellès, sujet britannique, était marchand de chevaux. Il habitait la Villa Jacqué, près de la Fonderie, et louait ses bêtes pour tirer des chariots au sein de l'usine AKC voisine (rue du Manège).
Cette activité lui a permis de faire fortune. Ce gentleman stylé portait souvent le "smoking", qui a donné le "Glessa" en dialecte, lié par consonance à son origine anglaise.

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Le Belvédère de Mulhouse
et son modèle
au sommet du Blauen